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“15% des officines seulement !!”

Allez-vous monter dans le train ?

Où en est-on avec la réalisation des Bilans Partagés de Médication (BPM) à l’officine ??

Fin 2018, seulement 2900 pharmacies françaises se sont lancées dans le BPM.
Cela représente 15% des pharmacies !!! (Source CNAM Janvier2019)
Cette mission, confiée aux pharmaciens, est fondamentalement utile pour les patients.
Ces missions répondent également à notre souhait d’être considérés comme autre chose que des « vendeurs de boites ». C’est notre cœur de métier, l’aboutissement de nos six années d’études.
C’est une chance pour notre profession !

Quel est l’enjeu ?

Si les pharmaciens ne s’engagent pas et donc ne sont pas au rendez-vous, ces
missions pourraient être confiées à d’autres professionnels de santé
(infirmières ?).
La CNAM ne pourra se contenter d’un investissement si faible de notre
profession. Pour que le dispositif atteigne sa cible, il faut au moins les 2/3 des officines engagées dans la démarche avec une vingtaine de BPM réalisés par an et par pharmacie.
2019 est notre année test : il nous faut réussir le défi et passer à la vitesse supérieure !!

Oui, mais comment ?

Avant toute chose, il faut que les pharmaciens se forment : pour comprendre la démarche du BPM, pour gagner en compétences et pour gagner du temps.
Ensuite, il faut réorganiser son « temps officinal » en intégrant ces missions dans les choses indispensables à faire. Le BPM fait parti de la « to do list » mensuelle.
Enfin, il faut former ses préparateurs sur le sujet âgé afin de dynamiser l’équipe, d’avoir un suivi de qualité au comptoir et une « force de frappe » pour proposer l’entretien pharmaceutique, porte d’entrée du BPM.

« Ce n’est pas parce c’est difficile que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile » Sénèque

Les édulcorants aujourd’hui

Les édulcorants aujourd’hui

 

  • Consommation en augmentation
    Utilisation régulière chez 12.5% des enfants
    Utilisation régulière chez 24% des adultes
  • Où trouve-t-on des édulcorants ?
    Bonbons et Chewing-gums
    Boissons
    Pâtisseries
  • Quelles conséquences d’un usage régulier ?
    Prise de poids significative (obésité abdominale)
    Développement de diabète type 2 .
    (1 soda édulcoré/ jour => risque de diabète type2 augmenté de 67%)
    Etude américaine MESA. Diabetes Care 2009 ;32(4) :688-94
  • Quels mécanismes physiopathologiques ?
    Ces mécanismes ne sont pas totalement compris
    Voici quelques hypothèses
    *Les édulcorants diminuent la sensibilité au sucre
    => prise alimentaire sucrée ↑
    *Les édulcorants modifient le microbiote
    => insulinorésistance et intolérance au glucose
    * Les édulcorants diminuent la sécrétion de GLP1
    =>satiété plus tardive, sécrétion d’insuline moindre
    Références :
    Pratiques en Nutrition- n°56. Octobre-Décembre2018.  www.em-consulte.com
    « Les édulcorants sont-ils dangereux ? »

 

Sarcopénie chez le sujet âgé: souvent méconnue

De quoi s’agit- il ?

Déséquilibre entre synthèse et dégradation des protéines musculaires. Accentué par un apport de protéines souvent insuffisant chez le sujet âgé (perte du gout et de l’odorat).
Les apports réels sont estimés à 0.6g/Kg/j.
Accentué par une altération de la denture, de la mastication.
Accentué par une satiété précoce.
Accentué par une digestion plus lente.
En 2016, l’OMS a reconnu la sarcopénie comme une maladie.
C’est un problème de santé publique.

Quel en sera le résultat ?

Une fonte musculaire
Une morbi-mortalité importante
Une majoration du risque de dépendance.
Un risque de chute accentué.

Comment faire de la prévention ?

La meilleure stratégie est l’exercice physique.
Si la mobilité de la personne est restreinte (rhumatismes, arthroses, équilibre…), le Kiné sera une option très intéressante.
Sans oublier un apport de 1g/Kg/j de protéines.

Vos conseils à l’officine :

– Limiter le stress oxydant par un apport suffisant de fruits/ légumes
– Manger 80% des protéines à midi ( meilleure assimilation)
– Insister sur le petit -déjeuner (jeune nocturne plutôt délétère)
– Augmenter la fréquence des repas/ collations
 Enrichir le repas (œufs, crème, fromage râpé, beurre, poudre de lait…)
– Penser aux compléments nutritionnels avant la sarcopénie (en prévention)

En micronutrition:

– Un apport de vitamine D (intervient dans la synthèse protéinique et la force musculaire) : 800UI/j
– Un apport de Leucine à 11h (4g/jour)

Analyse des pratiques professionnelles

De quoi parle-t-on ?

L’analyse des Pratiques Professionnelles est un espace-temps qui permet aux professionnels de réfléchir sur leur pratique.

C’est un lieu de partage et d’écoute réciproque sur le pratique professionnelle.

Chaque participant peut devenir une ressource pour les autres participants.

 

Quelles finalités ??

Acquérir un savoir-être et un savoir faire.

Mettre en place un protocole qualité de prise en charge du patient à l’officine.

Donner du sens et de la cohérence au travail de l’équipe officinale.

Mobiliser toute l’équipe

Trouver ensemble des solutions face aux problèmes rencontrés.

 

Comment cela se passe avec Cercis Pharma ?

A partir de cas concrets apportés par les participants.

Ces cas seront discutés avec les autres participants afin d’analyser les problématiques et réfléchir aux moyens à mettre en place pour améliorer ses pratiques professionnelles.

Le formateur sera un faciliteur d’échanges.

 

 

 

Attention sujet fragile !!!

La fragilité est définie comme une diminution des capacités à « faire face ».

Après 75 ans , 25 à 35% des personnes sont fragiles.

Cet état est associé à un risque majoré de chutes, d’hospitalisation, de décompensation d’organes,d’
entrée en institution.
La fragilité s’installe progressivement.

Comment repérer cette fragilité pour limiter la perte d’autonomie ?

Il existe de nombreux outils dont Le « Gerontopôle Frailty Screening Tool (GFST) », outil retenu par la
HAS et proposé aux médecins généralistes.

Le patient vit seul ?                                                         OUI □ NON □ Ne sait pas □
Le patient a-t-il perdu du poids                                       OUI □ NON □ Ne sait pas □
involontairement ces derniers                                         OUI □ NON □ Ne sait pas □
mois (plus de 4.5kg) ?
Votre patient est-il fatigué ces
derniers mois ?                                                               OUI □ NON □ Ne sait pas □
Votre patient a-t-il plus de
difficulté à se déplacer ces
derniers mois ?                                                               OUI □ NON □ Ne sait pas □
Votre patient a-t-il sa vitesse de
marche ralentie (plus de 4
secondes pour faire 4 mètres) ?                                      OUI □ NON □ Ne sait pas □
Votre patient se plaint-il de
problèmes de mémoire                                                   OUI □ NON □ Ne sait pas □

Si votre patient a répondu Oui à une de ces questions :
Vous parait-il fragile ? OUI □ NON □
Si oui, votre patient accepte-t-il la proposition d’une évaluation de la fragilité en hospitalisation de
jour :
OUI                                                       NON

Dépister la fragilité est utile !
Repérer en amont permettra de corriger certains facteurs et d’éloigner le risque de dépendance.
A l’officine, on apportera
-des conseils nutritionnels (adaptation aux spécificités du sujet âgé)
-Des conseils sur l’activité physique (adapté au sujet âgé)
-Une complémentation en Leucine si besoin ( en cas de sarcopénie )